Métamorphose-toi!
Le Bien dans sa finalité est un état de sérénité et de Bonheur, non d’adversité.
L’idée première que l’on se fait des relations entre le Mal et le Bien est celle d’une lutte. Nous faisons d’incessantes allées et venues entre Mal et Bien en le vivant comme une permanente rivalité ou compromis. En fait, nous ne l’envisageons que comme le recto et le verso d’un seul système, tout simplement parce que nous vivons ainsi depuis des millénaires. Eh bien, tant qu’il y aura cette rivalité ou compromis entre Bien et Mal, le Bien n’existera pas par lui-même. Si nous en restons à cette compréhension du monde, nous prenons le risque que le Mal retriomphe du Bien en permanence. Parce que ce n’est pas en rendant le Bien plus fort que le Mal que le monde changera radicalement et la lutte qui perdure entre les deux demeurera la base de la morale, or il n’y a pas de morale dans la Création, il y a de l’Amour. La morale est sélective, elle suit les codes de la culture et des structures du système du monde tandis que l’Amour est le suc même de la Création, de l’équilibre, du Bonheur.
Ce n’est pas évident de comprendre que notre monde ne changera pas par un échange de Bien contre Mal. Il nous est encore difficile de voir que le Bien est quelque chose d’autre, une autre Vie. En fait, nous avons renié, oublié, le monde originel caché derrière les interprétations religieuses et rationalistes. Ce monde que l’on nomme Eden, où le Bien était une façon d’être, où l’homme libre y vivait en aimant absolu, faisant partie d’un Tout, il n’était pas séparé du vivant. Il créait, au sein d’une myriades de possibilités infinies, dans la Beauté mise en permanence au service du Bien, (Le Signe 12/6). C’était un état en soi, un état d’être qui se situait bien au-delà de l’entremêlement des actes bons et des actes mauvais.
Certes, dans l’état actuel des choses, nous devons ressusciter le Bien en nous et pour cela il faut prendre le courage de regarder ce qui nous habite et distinguer ce qui nuit à l’amour pour cesser de le servir et s’emplir du Bien. Cela prend évidemment l’apparence d’une rivalité ou d’une lutte, mais ce n’est qu’une apparence. En fait il s’agit seulement d’élargir le Bien en nous et, de ce fait, le Mal occupera de moins en moins de place et finira ainsi par disparaître. C’est un renversement mental à effectuer. Oui, il est absolument vital pour soi-même comme pour toute l’humanité que la bonté remonte à la surface de l’homme. Seul l’amour du prochain abattra les cloisons, les frontières, les préjugés, les peurs qui nous défient et nous isolent tous les uns des autres et qui, de plus, nous privent de la force de l’union. En s’unissant pour former une force unique de Bien, en élargissant son cœur et son esprit à l’immense diversité humaine pour infuser l’amour sur toute la Terre, nous redonnerons vie aux reflets des innombrables expressions de la Vie dont émergeront une multitude de possibilités heureuses.
La Vie incite l’homme à ce travail sur soi, à la quête d’une conscience absolue engendrée par l’amour, le pardon, la paix, l’intelligence du cœur qui accompagne et évite les débordements et égarements de l’intelligence intellectuelle, ce que Le Signe (ou la Révélation d’Arès) nomme pénitence. Par elle, on peut commencer à sentir qu’un autre monde est possible, qu’une autre façon d’être est possible. Elle commence à dessiner les prémisses d’un ailleurs qui est déjà en nous puisque nous avons tous ce potentiel à portée de main. Si nous avons la volonté d’être, nous pouvons gravir cette ascension intérieure pour créer les conditions qui feront que l’homme ne sera plus habité par le Mal, même dans le monde des idées, une apothéose à peine imaginable aujourd’hui. Ça donne le vertige ! Le Mal deviendra juste une potentialité puisque l’homme étant libre, il aura toujours le choix. Ce qui est certain, c’est qu’il détient toutes les réponses pour endiguer et supprimer le Mal qui sévit en lui-même et dans le monde. Il a la clé, il est la clé de ce changement, de cette métamorphose.
C’est en imprégnant sa conscience de cette réalité qui est que : le Mal est un système que l’homme a choisi librement de créer, et le Bien un autre système, un état d’être pour lequel et par lequel, la Vie, le Père/Mère a créé l’homme. C’est ainsi qu’il pourra amener sa réflexion ailleurs, et découvrir qu’il a tout à gagner à reconsidérer la façon de se voir et de voir le monde s’il veut l’emmener vers le Bonheur. Oui, le Bien ne prévaudra pas en étant le plus fort, mais en étant autre chose !
Le Bien et le Mal forment le problème qui est au cœur du Message que la Vie, le Créateur a transmis à l’homme par l’intermédiaire du témoin, le prophète Mikal, (Le Signe XLVII/9) en 1974 et 1977.
Alors, aurez-vous le courage de renoncer à la civilisation des systèmes ? Aurez-vous la force de devenir les cocréateurs de la vie de la cité ? Aurez-vous le courage d’être libres ?
Nous, Pèlerins d’Arès, nous croyons en vous !