Le changement de l’homme surgit de notre volonté d’être
Le changement vers le bien ne vient ni de l’extérieur, ni de la contrainte. Il surgit de notre volonté d’ETRE, là où personne ne peut décider à notre place.
Le Bien existe à l’état dormant chez tout le monde, c’est pourquoi la libération de l’humain du carcan du Mal demande la volonté d’être ou, si l’on préfère, la conscience d’être le Bien, faire pénitence nous dit le Père/Mère, la Vie. Le retour de l’homme à l’amour des siens et de tout ce qui existe est la condition capitale du retour du Bien.
Revenons sur le mot pénitence qui est généralement mal compris, parce qu’on y voit ce que la religion lui a laissé : le remords, la contrition, l’autopunition, etc. Mais la pénitence créative à laquelle la Vie appelle l’humain est autre, elle est la meilleure marche vers le bonheur. Être pénitent, c’est tout d’abord aimer, (Le Signe 30/11) et tout son changement de vie en découle. En travaillant avec courage sa volonté d’être libre de tous ses préjugés contre son prochain, libre de toutes les dominations, le pénitent, l’homme-frère réapprend à pardonner, à faire la paix, il réveille l’intelligence de son cœur sans restriction. Il apprend à aimer son prochain au sens absolu par raison, par devoir, par la sagesse qui seule libère l’amour, l’universalise, le divinise. L’amour-sentiment peut égarer, mais l’amour-sagesse, l’amour-devoir rend lucide. Il nous fait entrevoir qu’il n’y a pas de limite à cet amour-là, il est la Création même, la Vie. Oui, la pénitence est bien la mort intérieure du mal et la renaissance intérieure du bien.
Mais la pénitence fait plus encore. Elle résout en l’homme une insoluble contradiction.
Elle entremêle sa racine humaine et la racine sacrée de l’Univers, fait remonter à son cœur la beauté (Le Signe 12/3) de la sève génésiaque et donne naissance en lui à l’image du Créateur (Genèse 1/27). D’elle, réémerge l’homme libre (Le Signe 10/10).
Aujourd’hui la plupart des humains considèrent pour acquis que, vue l’expansion quantitative des masses humaines, les lois qui les gouvernent ne feront que se démultiplier de façon irréversible. Ils pensent également que nous ne pouvons pas nous passer du système, de ses lois, de ses prisons, etc. Nous, nous nous faisons les échos du Père/Mère, de la Vie, qui nous dit que les masses se disperseront, les lois disparaîtront sous la force et la puissance de l’infini perspective de l’amour. Il est vrai que plusieurs générations de pénitents seront nécessaires pour revenir au Dessein Primordial. Il serait utopique de penser qu’il ne faudrait que quelques années pour remettre en route cet immense chantier qui vient de loin, de très loin. Adam nous a joué un sale tour ! Mais ce ne seront jamais les lois, les systèmes qui restaureront l’Éden perdu, mais bien la Puissance engendrée par la volonté d’être de la pénitence.
Le Père de l’Univers, par le Message qu’il confie à Michel Potay, appelle à la vie spirituelle et au Salut universel : La Vérité, c’est que le monde doit changer (Le Signe 28/7). Il reprend le Sermon sur la Montagne du prophète Jésus (Matthieu ch. 5 à 7) qui déjà universalisait la pénitence. Il vient nous dire que l’humanité se sauvera par la bonté d’un grand nombre d’humains qui, contrairement à ce que certains pensent, n’est pas une faiblesse mais une force ! La pénitence seule permettra à un peuple dont l’amour et la sagesse seront plus forts que le système de vivre sans pouvoirs.
Alors n’oublie pas que, qui que tu sois, tu es spirituel. Tu as au fond de toi des connaissances enfouies et inconscientes. Tu ne le sais pas, c’est tout. Aucun blocage n’est indépassable. Le Bien peut revenir par un glissement obstiné de l’humain vers ses racines divines. Chacun, chacune a en soi les clés de sa libération spirituelle et de la libération spirituelle du monde. La réalisation idéale de l’individu, son retour sur le sentier du Bien peut vraiment outrepasser le dramatique choix d’Adam (le peuple adamique) (Le Signe 2/1-5).
La Parole de la Vie est vide d’idées qui pourraient inspirer un credo, une doctrine. Elle dit « Soyez bons ! » C’est comme si elle nous disait : « Vivez ! » Vivre n’est pas une idée, c’est un fait. Le Souffle qui parcourt la Parole (Le Signe ou La Révélation d’Arès) révélée en 1974 et 1977 à Arès en Gironde) au prophète Mikal, est le véhicule sans commencement ni fin du savoir semé, jamais mort, (Le Signe 5/1, 6/2), pourvu qu’on veuille bien réentendre la Parole du Père/Mère et la réaliser. Alors, par la Vie réengendrée dans l’homme, mille, dix-mille, cent mille petits Eden fleuriront sur Terre, enracinés dans le Sein du Père-Mère, les mille reflets des roches, qui ne feront qu’un seul Éden.
« La pénitence m’a tout donné. Elle m’a donné tout ce qu’un homme ne peut ni acheter, ni voler, ni hériter : mon âme, mon salut, la force d’aimer, de pardonner, la paix, l’intelligence du cœur et la liberté absolue, en ceci qu’elle m’a rendu libre des préjugés et des peurs qui m’empêchaient de changer ma vie (Le Signe 30/11) et de contribuer à changer ce monde (Le Signe 28/7). La pénitence a été, ce faisant, mon école de volonté, de sagesse, de liberté, d’équilibre et de caractère ».
Michel Potay, dans http://michelpotayblog.net – Entrée 102 – “Je suis un pénitent.“