Que faites-vous d’utile pour vous et pour les autres?
Que fait-on d’utile pour soi et pour les autres ? C’est une question qui induit une foule de réponses variées et/ou contradictoires. On peut dire que l’utilité de l’homme apparaît dans tous les domaines de la vie : dans son travail, dans son engagement au sein d’une association, d’un parti politique, d’une religion, auprès de ses enfants, de sa famille, etc. D’une part il peut en retirer pour lui-même les bienfaits, les joies, les satisfactions en se sentant utile pour les autres, et d’autre part, on peut en déduire que quelque chose est utile s’il a une valeur pour une personne ou une communauté. Mais ce qui paraît utile pour les uns peut être vécu comme inutile mais aussi comme un danger pour les autres. La guerre en est un exemple flagrant : celui qui lance ses bombes estime qu’elles sont nécessaires mais celui qui en subit les conséquences considère cela comme une catastrophe, un fléau. Les exemples qui montrent les limites de ce qui paraît utile sont innombrables. C’est pourquoi le sens qu’on lui donne dépend de la manière dont l’homme s’envisage et envisage le monde. Il dépend donc du sens qu’il donne à sa vie et à la vie du monde.
Le constat que l’on peut faire de l’état de notre monde, quel que soit notre appartenance, c’est qu’il va mal. Les discordes continuelles touchent tous les domaines de la vie, que ce soit celles des nations comme celle du quidam où qu’il soit. Alors on peut se poser la question de l’impact et de l’empreinte que chaque humain imprègne dans la société à partir de ses actes quotidiens dans les grandes décisions qu’il prend, tout comme dans les actes qui lui paraissent les plus insignifiants.
Il est évident qu’il y a un manque profond qui nous habite tous, même si nous ne savons pas toujours le nommer. Ce manque c’est l’amour. Il est vrai qu’aujourd’hui il paraît presque indécent de parler de l’amour donné à ses frères et sœurs humains, cela en fait rire un grand nombre, d’autres y ont carrément renoncé. Pourtant les avancées scientifiques, industrielles, les concepts philosophiques, les doctrines politiques, religieuses, qu’ont-ils résolu ? La paix règne-t-elle sur terre ? Qui pardonne da façon inconditionnelle, qui a l’esprit débarrassé de ses préjugés et de ses peurs ? Qui est libre ? Qui aime sans condition ?
Alors si on s’éloignait du déjà vu et que l’on retrouvait la simplicité ? Si on commençait à envisager notre vie sous l’angle de l’amour en remettant de la grandeur, de la générosité, de la Beauté (Le Signe ou la Révélation d’Arès 2/12), dans tout ce qu’on fait, même dans les gestes qui nous semblent banals, ennuyeux ou répétitifs ? Certes c’est une forme d’héroïsme qui ne paie pas de mine, qui est loin d’être à la mode, on nous a tellement habitué à considérer l’héroïsme dans des actions exceptionnelles ! Pourtant nous pouvons avoir un impact sur la direction du monde rien que par la façon dont nous concevons notre quotidien si nous retrouvons le désir du Bien, le besoin de transcendance, la volonté de sortir de soi ainsi que le goût et le besoin d’aimer tout simplement.
Qu’y a-t-il de plus utile, de plus nécessaire, de plus indispensable que l’amour pour créer un monde où nous arrêterons de nous diviser quasiment en permanence ? Mais alors comment être à la hauteur de l’amour que l’on veut répandre sur terre ? Comment prendre toute l’humanité dans ses bras à chaque instant de sa vie ?
Nous vous invitons à une conversation jeudi 5 novembre de 18h00 à 19h30, à l’Eau Forte, 5, rue Montbazon à Bordeaux. Ce sera l’occasion d’échanger nos réflexions et nos questionnements sur le sens que chacun choisit de donner à sa vie, sur le regard que chacun porte sur le monde. Nous pourrons ainsi réfléchir ensemble, nous enrichir de nos pensées, de nos consciences. Nous aurons aussi à cœur de partager avec vous la grande espérance que la Vie met dans l’Homme.